dimanche 17 février 2008
Paulette macarons
L'histoire de cette création m'a touché, les photos de ces magnifiques réalisations m'ont filé des frissons avant de me filer des complexes... Un seul défaut à ce coup de coeur : la boutique Paulette macarons est loin, très très loin de chez moi. Alors pour ceux qui ont la chance d'habiter au royaume de Pretty Woman, filez au royaume des macarons français et rapportez-moi les miettes ;-)
mercredi 9 janvier 2008
La minute culturelle : le mercredi, ce n'est pas que pâtisserie
Désertant une demi-journée mes travaux pour accompagner Jeanne et sa classe au "Magasin" ou Centre National d'Art Contemporain de Grenoble (à 3 ans, fallait quand même oser !), j'ai découvert un artiste original et gourmand : Kelley Walker recycle des images, photos et gestes d'artistes, de Warhol à Gonzales. S'appropriant images publicitaires ou d'actualité à grands coups de café, chocolat noir, lait ou blanc (finalement, on n'est pas si loin du sujet ;-), il ébauche une critique de la publicité (pas une oeuvre sans une évocation de coca-Cola) et des médias dans une scénographie répétitive.
Les enfants, pas indifférents, ont surtout aimé les boules à facettes toutes en chocolat (ci-dessous) : "mais on peut les manger ?"...
L'exposition est malheureusement terminée depuis le 6 janvier mais d'autres suivront et puis rien que l'endroit, ancien bâtiment industriel laissé dans son jus, vaut le coup d'oeil alors petits et grands, direction Le Magasin !
Dans un tout autre style, foncez au Musée de Grenoble tant qu'il est encore temps : la magistrale exposition "l'impressionnisme de France et d'Amérique" (plus de 80 tableaux) s'arrête le 20 janvier. Il ne reste que 2 mercredis !
mercredi 17 octobre 2007
Déjeuner à la Corne d'or, Corenc (38)
A l'occasion des 59 ans de mariage de mes grands-parents, ma famille et moi avons déjeuné dans un restaurant sur les hauteurs de Grenoble (la vue y est sublime), la Corne d'Or. Nous nous y sommes régalés du menu des Capucins :
Après quelques mises en bouche
(soupe de pois chiche à l'harissa,
gelée de tomates et fromage de chèvre émulsionné,
jus de betterave et espuma de fenouil),
Une langoustine en beignet,
gelée de bourrache et tomate confite,
jus de pomme verte et sorbet au piment doux
(J'ai surtout apprécié le sorbet, au goût de paprika)
La féra du Leman braisée à la Chartreuse,
jeune fenouil à l'écorce d'orange, queues d'écrevisses et chanterelles,
écume d'agrumes au fenouil sauvage
(une cuisson parfaite pour le poissson, un peu trop baignant dans son jus selon moi)
Le filet de rouget poêlé,
dés de légumes au géranium rosa,
jus d'olives noires
(Parfait : belle cuisson, petite originalité des légumes sans en masquer
chaque saveur ni le croquant, délicieux jus d'olives noires)
Le pigeonneau de M. Eybert-Berard :
la cuisse confite, le filet cuit rosé en cocotte aux senteurs de sapin,
ragoût de fèves au chorizo et lierre terrestre
(la cuisson était une fois de plus nickel, la garniture un peu commune)
Le feuilleté de bleu du Vercors aux poires confites,
jus de poivres et origan
(il paraît que c'était excellent mais j'ai préféré un simple fromage blanc)
Un macaron fraise basilic,
un sorbet granité à la tanaisie,
une cristalline de fraises...à la fraise!
(le macaron était très beau, le sablé à la fraise très bon,
le sorbet très original et la cristalline un peu trop collante pour mes dents fragiles)
Merci papi et mamie pour ce délicieux moment en famille mais aussi pour l'exemple d'un amour qui dure que vous nous offrez chaque jour : puissions nous en faire autant !
jeudi 20 septembre 2007
Mon dîner au Meurice et we en amoureux à Paris
Lorsque j'ai gagné un dîner pour deux au Meurice grâce à un concours organisé par Elle à Table, j'avais promis de raconter ma soirée chez Yannick Alléno (le chef) et Camille Lesecq (le chef pâtissier). C'est finalement le week-end dernier que j'avais choisi pour organiser un petit séjour dans la capitale avec Laurent et fêter notre 6ème anniversaire de mariage. Grâce à ce dîner mais aussi les journées du patrimoine, le beau temps et l'humeur joyeuse de jouer un peu les touristes, nous nous sommes régalés !
Tout a commencé par un tour sur la grande roue de la Concorde : je n'avais jamais fait ce petit écart touristique mais nous ne l'avons pas regretté : nous avons pu admirer tout Paris au coucher du soleil. Un moment magique !
Direction notre dîner au Meurice. Même si ce n'était pas la première fois que nous fréquentions un hôtel huppé et un restaurant triplement étoilé, nous avons tout de suite trouvé que l'accueil était assez collé monté : Paris n'est pas la province ! Une fois installés, nous avons pu admirer la magnifique salle de restaurant avec ses lustres en cristal gigantesques, ses vastes fresques ornant le plafond d'anges pastels et ses colonnes de marbre rose avec raccords et sans découpes (croyez-moi, Laurent est dans le bâtiment et il était carrément bluffé !). Une émotion particulière m'a traversé en pensant à mon arrière grand-père qui avait été dans ce palace alors que celui-ci était occupé par les allemands pendant la guerre.
Bref, revenons à nos moutons ! On nous a d'abord proposé une coupe de Champagne que nous avons bu accompagné d'une mise-en-bouche étonnante au radis et de fins toasts (certainement coupés à la trancheuse à jambon) avec une mousse d'eau de tomate et une autre à l'olive. Nous sommes ensuite passés au choses sérieuses : un menu imposé ("mais si quelques choses ne vous plaît pas, n'hésitez pas à nous le dire et nous changerons ce plat") accompagné de vins servis au verre et soigneusement choisis par le sommelier, Nicolas Rebut. Je n'ai pas osé sortir mon appareil photo mais voilà tout de même la teneur délicieuse de ce que nous avons mangé et bu en appréciant chaque bouchée, chaque gorgée sans exception. Ce repas était vraiment sans faute, comme une montée en puissance de plats en plats pour aboutir à un avant dessert (la poire) littéralement somptueux.
Sardines doucement rôties à l'huile d'olive
Pulpe de tomate et ravioles fourrées d'une crème acidulée
Jurançon sec - Cuvée Marie 2005
(moi, les sardines...)
Agnolloti à l'artichaut et parmesan
Chantilly de roquette
Bourgogne Hautes Côtes de Nuits - Clos Saint Philibert 2004
(j'ai vraiment beaucoup aimé ce plat où le goût de l'artichaut était très présent)
Foie gras de canard iodé en pain de sucre
Chutney de navet aux algues vinaigrées
Viré Clessé - Tradition 2002
(sans aucun doute le plat le plus spectaculaire :
un carré ressemblant plus à un Maroilles qu'à un foie gras est arrivé sur une desserte,
le serveur a alors cassé la croûte à l'aide d'un petit marteau
avant de déroulé le foie de son enveloppe d'algues et de le découper
pour le déposer sur un carré de chutney dans nos assiettes)
Bar rôti et glacé d'une crème d'olives noires
Pistes, artichauts, coussinets de salade cuits et acidulés de citron, jus tomaté
Châteauneuf-du-Pape 2002
(peut-être le plat que j'ai un moins apprécié mais c'est une question de goût.
Le bar était parfaitement cuit et c'était la première fois que je mangeait des pistes)
Poitrine de pigeaon rôti à la broche
Figues parfumées au curry et boule coco
Chateau Lynch-Bages 2001
(cette viande était prodigieusement bonne, tendre et justement cuite.
J'avais un peu peur de la noix de coco mais je dois avouer que l'accord était parfaitement maîtrisé)
Laurent a préféré :
Selle d'agneau parfumée à la fleur d'oranger en cours de cuisson
Carottes étuvées, sommités de chou romanesco à l'huile d'Argan
Melba au Beaufort d'alpage et genièvre
Délicate gelée pimentée
Collioure blanc - Folio 2006 (accord étonnant !)
(je n'aurais pas été contre un vrai plateau de fromages)
Quelques mignardises pour patienter
dont un coeur fondant de Guanaja pas mauvais du tout.
Coeur de poire rôtie à la vanille
Tuile à la fève de Tonka glacée au caramel au beurre salé
Vouvray moelleux 2003
( du grand art !!!)
Meringue sans sucre à l'anis vert fleurée à la cannelle
Fin sablé vanillé à la ganache tendre,
Doigt d'une main de Bouddha confit
Neusiedlersee - Beerenaulese - Chardonnay 2006
(l'occasion de découvrir ce mystérieux agrume et délicieuse harmonie avec l'anis)
Autant vous dire que nous sommes rentrés à l'hôtel repus et un peu éméchés ;-) Mais tellement contents ! A peine un petit regret : n'avoir pas rencontré le chef.
Le lendemain, un peu de shopping puis détour par les Galeries Lafayette Haussman pour son rayon électroménager (et surtout ces fameux fours Kitchen Aid qui me font de l'oeil pour ma future cuisine) et ses jours de la haute pâtisserie. Nous avons ainsi pu assister à la réalisation d'une religieuse de rêve (entendez géante) par un pâtissier de Dalloyau. Beau et bon.
Un sandwich rapidement dévoré (on ne pouvait de toute façon rivaliser avec le repas de la veille), nous avons visité ensuite le musée des arts décoratifs avec beaucoup de plaisir.
Après une bière dans les jardins du Palais Royal, nous avons dîner au Baan Boran, découvert avec Pascale et une fois de plus très apprécié. Ensuite, direction le théâtre Comedia pour Good Canary, aves Christian Reali, Vincent Elbaz et mis en scène par John Malkovich.
Une journée bien remplie méritait bien une bonne nuit... Pour se remettre en selle et enfourcher des vélib' dimanche (après un bon brunch au très "marécageux" Loir dans la théière) et parcourir Paris à la chasse aux monuments à visiter, ouverts à l'occasion des journées du patrimoine.
Trois heures de TGV pour se remémorer tous les bons moments du week-end et nous revoilà chez nous avec les enfants. A refaire vite vite vite !
mardi 5 juin 2007
Atmosphères, me voilà !
Depuis le temps que Mercotte nous en parle, je ne pouvais plus résister ! J'ai donc oeuvré pour y amener ma belle-famille (ma famille y a été avant moi et avait adoré) pour la fête des mères : sur les bons conseils de Mercotte, je ne pouvais pas me tromper. En effet, le cadre est exceptionnel, les mets sont tous plus délicieux les uns que les autres jusqu'au dessert carrément (c'est le cas de le dire, vous allez voir..) impressionnant et les prix sont plus que raisonnables. Adresse chaudement recommandée par Lorette et les siens, donc !
Pour accompagner une coupe de champagne
(il y a des évènements qui se fêtent),
bricelets au cumin, diots laqués et dés de polenta grillés :
Puis vient la mise-en-bouche :
tartare de thon aux noix, purée de courgettes acidulée et faisselle,
petite friture à tremper dans une compotée de mangue épicée.
Même le petit Lulu se régale !

Passons aux choses sérieuses :
hOmard, tOmate, tOmate et tEAUmate...
Tout est très fin, le sorbet est excellent,
le homard parfaitement cuit et l'ensemble est rafraîchissant.
Truite sauvage (je ne savais pas qu'elle pouvait être rose),
cuisson basse température, mousserons
et émulsion (je me fais confirmer l'emploi de lécithine de soja bio) :
ce n'est pas forcément ce que j'ai préféré mais c'était très bon quand même.
Tronçon de turbot rôti sur la peau,
petits pois à l'huile de noisette du moulin de Chanaz (Mmmm !)
et émulsion au lard fumé : là, c'est vraiment top !
Pigeon rôti à l'os, girolles et truffes de la Saint-Jean :
je m'étonne des grandes tranches de truffes et apprécie ce plat
en commençant à me dire que le menu n'est décidément pas cher (60 euros)
Chèvre frais des Dombes au miel :
Comme je n'aime pas le fromage, j'ai oublié de faire la photo.
Il paraît que c'était très bon.
Mon coup de coeur du jour :
Cube d'ananas, sorbet estragon.
L'ananas vanillé et compoté pris dans une gelée de fruit de la passion
(ah, le contraste de texture !)
se marie très bien avec la fraîcheur de l'estragon.
Technique à tenter très vite et à appliquer à d'autres associations de goûts !
Fraises, chocolat noir et biscuit citron :
peut-être à peine moins original
mais c'était tellement beau que ça méritait bien deux photos !

Et encore quelques gâteries histoires de bien finir le repas :
feuilletés, macarons au chocolat, crèmes chocolat,
soupe de melon au gingembre et gelée de citron vert.

Sans oublier la salade maison confectionnée par les enfants :
Un petit tour auprès des canards du lac et on rentre à la maison repus !
INFOS PRATIQUES :
Restaurant Atmosphères
618, route des Tournelles
73 370 Le Bourget-du-Lac
Tél. 04 79 25 01 29
Fax 04 79 25 26 19
http://www.atmospheres-hotel.com
Réservation obligatoire
En saison, fermeture le mardi et mercredi midi. Fermeture 15 jours fin octobre et 15 jours fin février.
jeudi 19 avril 2007
Anne-Sophie Pic

Vous avez vu ma tête ? Non, je n'ai pas bu !
Avant de partir à Paris, j'ai eu la chance de déjeuner chez Anne-Sophie Pic, désormais 3 étoiles au Guide Michelin : merci papa pour l'invitation ! Nous avons choisi le menu de saison (la carte était encore à l'hiver) et tout était forcément excellent !
Pour débuter, de délicieux feuilletés :
je ne sais plus très bien ce qu'il y avait dedans mais c'était très bon !
Puis commence les assiettes enchanteuses : mais comment fait-elle ça ?
En commençant par le haut : tube chorizo et menthe, boule Saint-Marcellin et noisettes,
cube aubergine et basilic, sucette de foie gras, poire et coing.
L'amuse-bouche : crème brûlée de foie gras et mousse pomme verte
Drôle de mise en scène pour une association que j'aime.
Les coquillages des côtes françaises en embeurrée d'algues aux petits légumes,
crème parmentière allégée et caviar de hareng :
la photo de me parle plus trop mais je sais que j'ai beaucoup apprécié.
La lotte de petits bateaux, tournedos au sésame tandoori
et lentilles vertes du Puy crémeuses au gingembre :
une cuisson forcément parfaite
et une association lentilles-gingembre à décliner très vite à la maison !
Flan de curcuma et sa mousse de chataîgne :
j'ai oublié de prendre une photo
mais c'est l'occasion pour moi de découvrir
que le curcuma est un rhizome un peu semblable au gingembre.
Le lapin Rex de Poitou, morceaux choisis et rôtis au poêlon,
chou rouge aux épices douces, émulsion à l'eucalyptus :
là, je suis très impressionnée par la découpe du lapin !
Les fromages frais et affinés : RAS ;-)
Mon coup de coeur :
gelée de mandarine, mousse à la fève de tonka et crumble.
Un dessert sublimement mis en scène :
Le marron de l'ardèche et le cassis
Parfait glacé, crémeux aux marrons, marmelade et coulis de cassis
Sablés à la farine de chataîgne
Et une petite dernière pour la route :
En conclusion : un régal pour les yeux et le palais ! Quelques inspirations à exploiter...
samedi 17 février 2007
Mon shopping gourmand à Grenoble

Une partie de mes achats du jour...
A la publication de mon shopping gourmand sur le Net, je vous avais promis de donner mes bonnes adresses grenobloises. A cette occasion, j'ai eu le plaisir de découvrir des lecteurs grenoblois "qui n'attendaient que ça" alors vous l'avez voulu, le voilà ! Faites chauffer les carte bleues et enfilez des chaussures confortables : y'a du boulot !!!
D'abord je me lève tôt et fais l'ouverture de mon primeur préféré : Charly Primeur, avenue de Grenoble, à Seyssinet. Parce qu'il est à côté de chez moi et aussi parce qu'il a des fruits et légumes toujours au top, des fruits secs et des olives, quelques épices, mais aussi du poisson et des crustacés du jeudi au dimanche, de la truffe sur commande... et peut-être aurais-je même un jour la chance de goûter son fameux King Crabe (Max, si tu me lis, c'est un appel du pied ;-)). J'en profite pour me ravitailler en fromages auprès de Dominique, petit détachement Seyssinetois du fameux et imprononçable Heidsieck et Rascle, également bien achalandé en vins (merci pour ce joli Pacherinc !) et volailles locales.
Ensuite, je file faire un tour à l'entrée de la Rocade chez Espace Fraîcheur pour la citronnelle et quelques grammes de bonbons (mais ça, faut pas le dire), chez Italy 38 pour une mozarella di Buffala et des charcuteries italiennes, chez Botanic pour quelques louches de confiture de Sureau , de la moutarde à la truffe et du vinaigre à la pulpe de mangue (merci Syl !).
Cette fois, direction la ville. Un petit déjeuner chez Zazen, Square Docteur Martin, pour commencer : les courses, ça creuse ! Ensuite, je commande ma raclette 5 fromages chez le meilleur fromager du monde (ce n'est pas moi qui le dit mais des juges avertis lors du dernier SIRHA) : Bernard, Fromagerie des Alpages, rue de Strasbourg, prédécoupe les fromages et la charcuterie, dispose le tout sur des rondins de bois et ajoute des étiquettes. Il n'y a plus qu'à passer à table !
Mais en attendant, je fais le plein de petits accessoires à photographier chez Habitat puis je traverse simplement le boulevard pour découvrir Sapidus (par ici) : très bien accueillie, je fais le tour des jus de fruits, des chutneys, confitures et bocaux de la mer, des vinaigres balsamiques de toutes les couleurs et de tous âges, des huiles d'olives et de graines en tous genres et m'attarde sur quelques épices et poivres envoutants. A mon avis, l'endroit est parfait pour des cadeaux gourmands !
Restons dans le quartier, je longe le lycée Champollion pleine de nostalgie et me dirige vers Arax, au début de la rue de Turenne. La, c'est véritablement la caverne d'Ali Baba : des épices, des fruits séchés et confits, des boites de paprikas, de purée de pois chiches, de piments, des feuilles de filo, des arômes, du chocolat Valrhona (le noir gastronomique en pastilles et le blanc et le au lait en barres), de la mélasse de grenade, des gâteaux russes, des loukoums... Difficile de coincer les propriétaires, toujours prêts à aller chercher une denrée au fin fond de leur réserve. Seul petit déficit : certains produits asiatiques (la sauce d'huitres, la citronnelle fraîche, la pâte de crevettes...) que l'on trouve chez le voisin Saïgon Store.
Après un détour sur le marché de l'Estacade, à la Salumeria avenue de Vizille (traiteur italien) et à la Boucherie de l'Aigle pour me faire tailler une divine fondue bourguignonne (le magasin ne paie pas de mine mais la viande vaut largement le détour), je remonte la rue Thiers pour faire une pause zen au Temps des Fées : là, je suis calmement accueillie par un garçon qui en connait un rayon sur les tisanes, plantes, huiles essentielles et autres mélanges. Je sirote donc un mélange "épicé et revigorant très bon pour la circulation sanguine" (mes jambes ne me font pas encore défaut mais la route est encore longue) en m'attardant sur quelques épices rares à Grenoble : du sumac, des graines de Kalaheb (je ne sais pas ce que c'est mais je vous raconterai), de la nigelle et du sésame noir, un mélange Karioka (???), du galanga, des fèves de Tonka... Je craque pour le conditionnement en petites fioles et promet de revenir plus tard quand j'aurai testé tout ça.
Je continue de remonter la rue Thiers et m'attarde devant la vitrine de la ville de Limoges : la vaisselle est vraiment très variée et les vendeuses de très bons conseils et très disponibles. On y trouve notamment la vaisselle Studio Nova et la plupart des contenants que l'on voit sur mon site. Un petit détour sur le Cours Berriat jusqu'à La porcelaine Blanche pour quelques cuillères chinoises et autres contenants à mises-en-bouche puis un arrêt express chez Miniman dans K'Store : oui, je sais, cela n'a rien à voir avec le Schmilblick mais Jane est tellement gentile et mes enfants le valent bien ;-))
Mais retour sur nos pas : je remonte encore la rue Thiers devant Villeroy et Boch et Guy Degrenne avant de faire une nouvelle pause gourmande (c'est pas tout ça mais la tisane, ça ne nourrit pas !) : la pâtisserie La Royale fait de délicieux macarons (pas aussi bons que les miens mais bons quand même ;-)) aux gouts très variés (mention spéciale à la fève de Tonka) et également une religieuse rose pétard (aux pralines) !
Après la rue Thiers, me voilà dans la rue docteur Mazet, me retenant d'entrer dans mes boutiques de vêtements préférées pour rejoindre directement le Parfum des Couleurs qui, outre de magnifiques éléments de décoration (peinture, tapisserie, tissus) et un peu de vaisselle (peu mais très belle), propose quelques produits Fauchon et quelques thés Mariages Frères. Pour les thés Palais des Thés, je me rends chez Avec Naturel, Rue Paul Bert, après un arrêt chez Hédiard, boulevard Edouard Rey.
Cette fois, je commence vraiment à avoir faim à force de reluquer tout ça : direction la rue de la paix pour déguster un divin plat de pâtes au Ciao A Te. Le fait de rentrer par la cuisine et d'apercevoir une énorme marmite de sauce tomates me met l'eau à la bouche. Attention : réservation obligatoire !
Une fois repue et remise en forme, je peux m'attarder chez la voisine Epicerie Bresson, rue Auguste Gaché : c'est joli, c'est sérieux... Et tellement appétissant, même le ventre plein ! Des moutardes, des huiles, des vinaigres, des sardines La Belle-Illoise, des quenelles Giraudet (enfin, plus besoin d'aller à Lyon pour faire plaisr à mon mari !), de magnifiques fruits confits dont le melon tant recherché, des haricots tarbais, les indispensables pistaches non salées et émondées (avant, je les trouvais chez Monop mais y'en a plus), des thés Mariages Frères et une bonne demi-tonne de gâteries qui me donnent envie : calissons, tuiles à la framboise, sucettes, macarons "trompe-l'oeil' (je ne sais plus comment s'appelaient ces gourmandises mais une fois garnies, je suis sure qu'elles ressemblent vraiment à des macarons !)... Je ne sais plus où donner de la tête et je suis heureuse de découvrir cette adresse dont on m'avait déjà beaucoup parlé mais que voulez-vous, ce n'est pas mon quartier...
Allez hop, je file chez Gonzalez, rue Servan, pour acheter de délicieuses glaces et sorbets (ça, c'est vraiment mon point faible) aux parfums variés : thym, cardamome, gingembre... Il faut vite remettre tout ça au congélateur mais je ne peux m'empêcher de faire une pause à La Voile Bleue, rue de Sault avant de regagner ma voiture : on ne se refait pas et il faut que je trouve un jean motivant pour ne pas ingurgiter tous mes achats ce soir !
De retour à la maison, une petite pause et ça repart direction Alinea (dernière pause gourmande) où je dégote quelques produits Quai Sud (mais pas le fameux sucre Muscovado qui m'a emmené sur le Net), des pâtes au cacao (un doux régal avec un poulet à la crème) et un divin sel aux fleurs que je parsème partout en ce moment. On y trouve aussi de la jolie vaisselle dont de très jolies mini cocottes rouges, vertes ou violettes.
Enfin, quelques embouteillages de plus pour rejoindre l'avenue de La bruyère et le magasin professionnel Girard et Roux : j'y fais le plein de poudre d'amandes, pâte de pistaches, pulpes de fruits, douilles et poches... Lorsque je ne trouve pas le matériel que je cherche là-bas, j'essaie chez Mestrallet à La Tronche ou chez Pissard, rue Condorcet.
Cette fois, je suis vannée ! J'ai bien besoin d'une petite soirée tranquille. 3 options :
- un ciné et le comptoir de l'Amarcord (rue Saint Joseph) avec des copines ;
- L'Amarcord (rue Marcel Porte) avec mon chéri ;
- à la maison, devant un bon Truffaut, et un un bon resto qui livre à la maison.
PS : j'ai finalement trouvé du sucre Muscovado Cours Berriat chez Rayons Vert. Pour le reste de mes courses bio, c'est Satoriz à Comboire (farines, sucres, graines et légumineuses...).
PSS : on trouve du thé matcha chez Cha Yuan, rue Barnave, et les produits japonais chez Carrefour asiatique, tram Saint Bruno (merci Cléa !)
Pour d'autres bonnes adresses grenobloises et alentours, suivez les bonnes adresses de Mireille !
samedi 3 février 2007
Mon shopping gourmand sur le Net
Je peste souvent d'habiter Grenoble lorsque je cherche un produit en particulier et je jalouse les parisiennes qui n'ont qu'à prendre le Métro pour dévaliser la Grande Epicerie et des centaines d'autres cavernes d'Ali Miam-Miam. Résignée, je fais quelques recherches sur le net et trouve mon bonheur la plupart du temps. Je ne commande pas toujours mais je suis heureuse d'avoir trouvé.
Lors de ma dernière journée délicieuse et chocolatée chez Valrhona en compagnie de bloggueuses parisiennes, j'ai fait une découverte : même lorsqu'on habite Paris, on n'a pas forcément le temps ou l'envie de courrir partout pour trouver LE produit convoité.
J'espère donc que ma petite cyber-virée shopping intéressera autant les parisiennes que les provinciales (même si le mot est désuet et même si je mets volontairement tout ça au féminin car on sait bien que le shopping est une vertu féminine !)
Bien Manger
Commençons par ma dernière requête : du sucre Muscovado (vous saurez bientôt pourquoi...). C'est sur ce site que je l'ai trouvé ainsi que de nombreux produits de la marque Quai Sud (épices, sels, cacao, cafés...). J'ai même eu un véritable coup de coeur pour l'infusion violette in Love, parfaite pour une fin d'après-midi entre copines.
Sur ce site, on trouve également de la farine bio, des céréales, du thé... Tout un tas de choses !
Qualitalia
Quand on n'a pas d'épicerie italienne à deux pas de chez soi, c'est pratique ! Pour dénicher des pâtes de vraiment toutes les formes : De Cecco. Et pour les huiles d'olives et quelques délicieuses tournures, je ne me lasse pas d'Oliviers & Co.
Truffes fraîches à volonté !
Vous le savez, j'adore les truffes. Bien sûr, je préfère les voir, les sentir et les toucher mais si l'on n'a pas un bon intermédiaire et que l'on n'habite pas la Drôme, cette adresse peut se révéler très utile !
Des calissons pour le goûter
Puisque nous voilà dans le domaine de l'addiction, j'ai été prise d'un amour soudain pour les calissons depuis Noël : on m'en a offert, j'en achète et je craque pour les roses fushias de Fauchon. Mon prochain défi : les faire... Si j'ai trouvé des feuilles de pain azyme et du melon confit chez mon artisan confiseur local, je suis toujours en recherche des emporte-pièces : si vous avez ça sous la main, dîtes-le moi !
Il est temps de faire une pause !
Pour le thé, mon coeur balance entre Mariages Frères (pour le matcha, le thé vert Provence et le thé noir Eros) et Le Palais des thés (je suis une inconditionnelle du thé du hammam)
A la pêche aux moules moules moules
Pas les bêbêtes mais ces ustensiles très pratiques pour faire des cakes (moules pros à usage unique) ou des petits gâteaux en tous genres dans du silicone tout siliconé ou de très originaux en forme de coeurs, de roses ou marguerites ou même de diamants mais mes préféres sont ceux-ci.
PCB Creations
J'ai découvert ce site en lisant le livre "Les petites toques chocolat de Lenôtre" (que je recommande d'ailleurs à tous les petits gourmets). Il est d'une richesse incroyable : on y trouve de quoi faire des décors pâtissiers pros de folie comme des feuilles guitare, des imprimés pour les chocolats et même de quoi fabriquer une cagette en chocolat à remplir de fruits rouges !
Patiwizz
Pâte de pistache, praliné, arômes, colorants, pulpes de fruits... La recherche n'est pas toujours très aisée mais on y trouve tout le nécessaire pour réaliser de jolis macarons et aussi de nombreux autres trésors.
Pour le matériel pâtissier, Mora et Le meilleur du chef sont également à consulter ! J'y ai notamment dégoté le cône en polystyrène pour ma pyramide de macarons et les plaques perforées pour les faire cuire.
Le comptoir Ethique
Je viens de découvrir ce roi du commerce équitable : on peut y lire le blog de Pascale mais aussi acheter des sucres, épices... et de jolis plats. J'ai craqué pour la saucière en céramique noire.
Après une telle virée shopping, je suis vannée et ma carte bleue aussi. Pas envie de cuisiner ?
Il reste peut-être quelques forces aux grenobloises pour choisir un bon resto qui livre à la maison.
Les parisiennes n'ont qu'à commander tout ce qu'il faut à Bérénice et parcourir le terroir français en attendant la livraison : la province regorge de richesses, et na !
A suivre : mon shopping gourmand à Grenoble...
mercredi 27 septembre 2006
Mamans, filez aux Bons Enfants !
Une fois n'est pas coutume, le propos se situe hors cuisine. A plusieurs reprises depuis les débuts de ce blog, j'ai évoqué mon goût pour la mode et et fait partagé mes petites créations chiffons.
Aujourd'hui, en maman moddeuse, j'ai envie de vous faire part d'une bonne adresse : Les Bons Enfants, dans la rue du même nom (entre le cours Berriat et le ciné le Club). Céline et Sophie vous présenteront de jolies pièces de créateurs (Baker, Wowo...) : des lainages chauds et douillets, des velours dégaines, des petites blouses en toile de Jouy irrésistibles, des chemises à carreaux très sages, des turbulettes douillettes... Des accessoires rigolos pour les enfants et leur maman complètent la collection.
Maman grenobloise ou de passage, allez-y de ma part, vous serez toujours bien accueillies !
jeudi 31 août 2006
Retour de vacances : souvenirs gourmands d'Arcachon
Me revoilà ! Reposée, remplie de nouvelles idées à expérimenter, prête pour de nouveaux projets... Et des souvenirs plein la tête. Les rires et les jeux des enfants d'abord, les émotions ressenties lors des mariages de l'été, le sable fin sous les pieds... Mais aussi des souvenirs gourmands toujours associés à de délicieux moments partagés dans notre location d'Arcachon.
Pour commencer deux addictions à la limite de l'obsession : des huitres (enfin pas pour tout le monde) et des cannelés (là, le groupe semble conquis dans sa totalité). Pour les deux, nous avons testés un peu tous les fournisseurs de la ville et en ce qui concerne les cannelés, nous ne sommes pas tombés d'accord : cela dépend des goûts -moelleux ou légèrement croquant, très cuit, cramoisi ou cru...
D'une manière générale, nous avons mangé beaucoup de produits de la mer : du crabe un peu maigre à mon goût, des crevettes grillées, du thon parfait, des soles, cabillauds... délicieux... des bigorneaux, des petites crevettes... et des moules cuisinées selon les goûts de l'assistance : marinière au curry pour les filles et en mouclade pour l'acharné ;-))
Le principe de la mouclade ? On prépare un lit d'aiguilles de pins, on dispose les moules, on recouvre d'aiguilles de pins et on met le feu jusqu'à cuisson parfaite... Ou un peu trop...
Nous avons également testé la très locale dunette : biscuit cigarette, pâte d'amande parfumée à la Fine de Bordeaux, pignons de pins, chocolat. Avis partagés...
Et pour arroser les débuts de repas, nous avons préféré le Lillet blanc aux très locaux Garluche et Tchanqué... A tester l'année prochaine, on ne pouvait pas tout faire.
En ce qui concerne les sorties, nous avons souvent dégusté des tapas au Paris-Pyla dans le quartier du Moulleau, face au bar de l'oubli, très people, nous avons dîné chez Diego-plage sur les conseils d'un magazine qui est pas mal du tout depuis sa reprise par une nouvelle équipe cet été et nous sommes régalés lors d'un dîner très arrosé à La Guérinière, restaurant étoilé à Gujan-Mestras. Très bien !!!
En vrac, nous y avons dégusté :
Tartare de saumon et fromage blanc aux herbes
Mini-muffins au chorizo et aux pistaches (ça ne commençait pas très fort)
Chantilly de foie gras, caramel de balsamique,
sésame grillé (déjà beaucoup mieux)
Gambas et palourdes grillées avec une sauce je ne sais trop quoi
(ça avait l'air très bon mais je n'ai pas goûté)
Foie gras et nems griottes-mangue
(selon Laurent, le foie gras excellent, le nem un peu gras -
Pour moi, je retiens au moins la présentation, très sympa)
Fine feuille de saumon fumé aux artichauts
langoustines en papillotte et vinaigrette d'agrumes
(dans l'ensemble excellent mais les langoustines un peu trop cuites)
Sole au foie gras et petites rattes rôties
(ça aussi, ça avait l'air excellent mais je n'ai pas gouté -
le coup de main du serveur pour préparer le poisson : très classe !)
Morue fraîche aux girolles et chorizo
(intéressant)
Mon coup de coeur :
Esturgeon rôti, oeuf mollet et caviar d'Aquitaine,
purée de chorizo et coulis de légumes
(j'ai adoré et j'ai très envie d'essayer de refaire -
la purée de chorizo m'a beaucoup étonné par sa texture crémeuse -
enfin, l'occasion pour moi de goûter pour la première fois du caviar : c'est bon ;-))
Moelleux au chocolat et glace au petit-suisse
(cela avait l'air délicieusement régressif)
Soufflé chaud au Grand-Marnier,
eau de clémentine à la coriandre
(grandiose et très aérien : à manger du vent, on se régale souvent !)
Canelloni aux céréales, tofu à la vanille et fruits rouges
( textures pas terribles et goût bien moyen)
Cylindres au parfait caramel, éclats de nougatine,
écume d'Arabica
(c'est joli mais je sens plus le chocolat que le caramel limite absent -
quant à l'écume, j'ai simplement la sensation de manger la mousse de mon bon vieux café frappé -
Ah, la cuisine au syphon... Tout un poème...)
Globalement, nous avons adoré et passé une très bonne soirée. Le menu (symphonie des couleurs) était à 55 euros et nous nous en sommes tirés pour 90 euros par personne environ avec les vins, café, apéro, digestif.
Après ça, je n'avais qu'une idée en tête : remanger du caviar ! Alors je me suis lâchée et j'ai acheté une petite boite pour la ramener avec précautions à la maison. Qu'en faire ? Affaire à suivre...


















