jeudi 21 février 2008
Le confit, c'est pas gras mais les fruits si !
Depuis que j'ai découvert le beurre de mangue, je suis devenue fan de la formule et j'essaie avec tous les fruits. Comme ça, vive la tartine moncouche, essentielle en ces temps de travaux chronophages dans ma cuisine (ça avance, ça avance, mais c'est encore pas ça - cf album photo). Pomme-cannelle, banane-pépites de chocolat et d'autres beurres de fruits (mais puisqu'on vous dit que ce n'est pas gras !) sont déjà passés sur mon pain du matin et mes crêpes du soir et je brûle d'impatience de voir arriver les fruits d'été pour faire d'autres tests. En attendant, je me régale avec une version poire au miel et au beurre salé.
Beurre salé de poires au miel (1 pot)
- 2 comices
- 2 cs de miel
- 25 g de beurre salé
1°/ Eplucher la poire et la couper en petits morceaux.
2°/ Mettre la poire, le miel et un petit verre d'eau dans une casserole. Laisser cuire sur feu doux en remuant régulièrement jusqu'à ce que les morceaux de poires soient bien tendres et que le liquide soit évaporé.
3°/ Ajouter le beurre et passer au mixer. Verser dans un pot et conserver au réfrigérateur 1 semaine maximum.
mercredi 3 octobre 2007
L'atelier coings
Certaines techniques ne s'apprennent pas dans les livres et sont plus facilement transmises grâce aux bons conseils des anciens. C'est effectivement en écoutant parler ma belle-famille, chacun ayant son petit secret bien à lui, que l'envie m'a pris... de cuisiner des coings. Il faut dire que cela tombait bien car l'arbre planté par mon papa à la naissance de son premier petit-fils (9 ans déjà) croulait sous les fruits mûrs.
Un escabeau, une grosse marmite et me voilà lancée... avec l'aide de Laurent car le coings ne se laisse pas toujours bien apprivoiser. Voici donc livrés ici les petits trucs que j'ai testé pour préparer ces coings.
La gelée de coings
Laver et essuyer les coings afin d'ôter le petit duvet amer qui les recouvre. Couper les fruits en 4 (sans les éplucher !), ôter les parties verreuses ou/et brunes et retirer les pépins (les réserver). Mettre les coings dans une grande marmite et couvrir d'eau. Porter à ébullition et laisser mijoter à petit feu 45 minutes.
Lorsque les coings sont cuits, les laisser s'égoutter en posant sur une marmite une passoire recouverte d'un linge. Ne pas presser mais attendre patiemment l'écoulement (environ 1 heure).
Une fois tout le jus de cuisson récupéré, le porter à ébullition et le laisser réduire au 2/3. Peser, ajouter les 3/4 du poids en sucre ainsi que les pépins réservés et placés dans un filtre à thé. Porter à ébullition et laisser cuire une quinzaine de minutes en écumant de temps en temps. La gelée est prise quand on en dépose une goutte sur une assiette et qu'elle ne perle pas.
Mettre immédiatement la gelée en pots. Fermer et retourner les pots. Les retourner à nouveau et attendre le flop du couvercle au refroidissement : la gelée est sous vide et ne rique plus rien.
La pâte de coings
Suivre la première étape de la gelée de coings puis récupérer les coings égouttés. Passer au presse-purée (grosse grille pour garder de la mâche). Peser et ajouter le même poids en sucre.
Faire cuire le mélange dans une grosse marmite en remuant sans arrêt jusqu'à ce que la pâte se détache des parois. Etaler, laisser sécher une dizaine de jour. Couper et rouler dans le sucre.
La compote de coings à la fleur d'oranger et à la vanille
Si vous ne désirez pas faire de pâte de coings, récupérer les coings égouttés et passer au presse-purée (grille fine). Peser et ajouter 1/8 ème du poids en sucre. Ajouter également une louche d'eau de cuisson, 1 cs d'eau de fleur d'oranger et une gousse de vanille gratée.
Faire cuire la compote une vingtaine de minutes à feu très doux. Conserver dans des pots en verre.
Rhum arrangé au coings
Couper les coings en morceaux après les avoir laver et essuyer puis ôter le coeur. Disposer dans un grand bocal en verre (1,5 litres). Ajouter une gousse de vanille fendue en deux, couvrir de 75 cl de rhum et ajouter un peu de sirop de canne pour remplir le bocal.
Conserver dans un endroit sec et à l'abri de la lumière 3 mois au moins et filtrer avant de mettre en bouteille.
Astuce maison
Laisser quelques coings "traîner" dans un panier : ils embaumeront délicatement votre intérieur !
vendredi 23 février 2007
Confiture libanaise aux figues sèches
Lors de notre journée bloggueuses chez Valrhona, nous avons réalisé une "gastrique" aux framboises et aux figues pour accompagner le nougat de foie gras. L'idée d'utiliser des figues sèches m'a immédiatement fait pensé à une certaine confiture libanaise dont j'avais entendu parlé à la radio, chez Julie Andrieu. Le temps de retrouver l'émission, de me documenter et voilà cette délicieuse confiture aux accents orientaux. Moi qui ne tartine pas tellement, cette douceur croquante me plaît beaucoup. Un peu nostalgique, j'y retrouve un mélange des "Figolu" de mon enfance et des biscuits au sésame Gerblé de mon adolescence.
Confiture libanaise aux figues sèches (2-3 pots)
- 1 kg de figues sèches moelleuses
- 200 g de sucre
- 100 g de graines de sésame blanches
- 2 cs de fleur d'oranger
1°/ Couper les figues sèches en petits dés (0,5 x 0,5 cm). Faire bouillir 1/2 litre d'eau et le sucre. Ajouter les figues sèches et laisser mijoter sur feu doux une vingtaine de minutes.
2°/ Pendant ce temps, faire dorer les graines de sésame à la poêle en remuant sans arrêt.
3°/ Quand la confiture est cuite, éteindre le feu et ajouter la fleur d'oranger et les graines de sésames dorées. Mettre en pot et fermer.
lundi 11 décembre 2006
Pâtes de fruits pamplemousse-gingembre et myrtille-violette
Dans la série cadeaux gourmands, après la marmelade oranges-chocolat, voici les pâtes de fruits pamplemousse-gingembre (également pour écouler mes restes de pulpe de pamplemousse après ma bûche ;-)) et myrtille-violette.
Pâtes de fruits pamplemousse-gingembre
- 500 g de pulpe de pamplemousse rose
- 20 g de gingembre râpé
- 12 g de pectine
- 575 g de sucre
- 100 g de glucose
- 8 g de jus de citron
1°/ Prélever 75 g de sucre et y ajouter la pectine. Réserver le reste avec le glucose.
2°/ Porter la pulpe et le gingembre à 40° puis ajouter le sucre et la pectine. Porter à ébullition et ajouter le sucre et le glucose. Porter à 106° en remuant sans arrêt. Hors du feu, ajouter le jus de citron.
3°/ Verser dans des petits moules en silicone en forme de demi-sphères ou dans un plat (pour le découper ensuite) et laisser sécher une nuit. Démouler (et découper le cas échéant) et rouler dans du sucre cristal.
VARIANTE : la version confiture au miel de Laurent est également délicieuse !
Pâtes de fruits myrtille-violette
- 500 g de pulpe de myrtille
- quelques gouttes d'arômes violette
- 11 g de pectine
- 525 g de sucre
- 75 g de glucose
- 8 g de jus de citron
1°/ Prélever 75 g de sucre et y ajouter la pectine. Réserver le reste avec le glucose.
2°/ Porter la pulpe à 40° puis ajouter le sucre et la pectine. Porter à ébullition et ajouter le sucre et le glucose. Porter à 107° en remuant sans arrêt. Hors du feu, ajouter le jus de citron et l'arôme violette.
3°/ Verser dans des petits moules en silicone en forme de demi-sphères ou dans un plat (pour le découper ensuite) et laisser sécher une nuit. Démouler (et découper le cas échéant) et rouler dans du sucre cristal.
VERDICT : elles sont délicieuses même si mes préférées restent les pâtes de fruits abricot-passion de Pierre Hermé.
mercredi 1 novembre 2006
Marmelade oranges-chocolat
C'est encore un peu tôt pour parler de Noël... Pourtant, Botanic a sorti ses décorations, Paris a revêtu ses plus jolies lumières et ma boîte aux lettres est envahie de catalogues de jouets (enfin, plus maintenant car je me suis enfin décidée à coller l'autocollant "stop pub" distribué dans les mairies mais ça, tout le monde s'en moque).
Donc, moi aussi, j'ai le droit de parler de Noël et de m'y prendre à l'avance. Ou de vous aidez à vous organiser... Surtout quand on sait que 80 % des femmes (de 25 à 49 ans) travaillent, que les femmes françaises ont en moyenne 1,8 enfants à nourrir et à blanchir tous les jours, que 99,9 % des tâches ménagères sont réalisées par les femmes et qu'en plus, on doit passer chez le teinturier, le coiffeur, la tire-poil, récupérer l'aîné à la boxe, le cadet au judo et la plus jeune à la danse... Bref ! Il nous faut un maximum d'organisation et de sang-froid pour être la plus belle, la plus souriante, la meilleure cuisinère, celle qui a eu les meilleurs idées de cadeaux... le jour J !
Alors même si l'on n'est pas aussi débordée que Lynette et que l'on ne veut pas paraître aussi parfaite que Bree, un minimum d'organisation permet d'arriver à Noël avec de jolis cadeaux comestibles (pardon pour les références mais la saison 2 est desperatly missing chez moi). Me voilà donc pleine de bonnes résolutions pour vous proposer, d'ici Noël, une série d'idées gourmandes. En voici une qui plaît aux enfants, aux hommes férus de chocolat, aux vieilles tantes dépressives en manque de magnésium... A tout le monde !
Marmelade oranges-chocolat (6 pots)
- 1 kg d'orange + 2 non traitées
- confisuc + sucre
- 200 g de chocolat noir
1°/ Couper les 2 oranges non traitées en 4 puis découper des fines lamelles. Les peser et les mettre dans une casserole avec leur poids en sucre et la moitié de leur poids en eau. Faire confire à feu doux pendant une quarantaine de minutes (les lamelles doivent devenir translucides mais pas caramélisées).
2°/ Peler les oranges à vif et détacher les quartier (sans la peau). Passer le tout au mixer et peser. Mettre dans une bassine à confiture avec le poids en confisuc - 20% et les lamelles d'oranges confites. Laisser le sucre se dissoudre puis porter à ébullition 5 minutes en remuant sans arrêt.
3°/ Hors du feu, ajouter le chocolat et remuer jusqu'à fonte complète. Mettre en pot, boucher, retourner. Remettre à l'endroit. En refroidissant le couvercle fait "flop" : la confiture est sous vide.

Vaisselle : Studio Nova








